Ahmed doit mettre fin au conflit au Tigré, selon le comité Nobel

CETTE Le Comité Nobel norvégien a déclaré aujourd’hui que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, lauréat du prix Nobel de la paix 2019, avait la « responsabilité particulière » de mettre fin au conflit dans la région du Tigré en Éthiopie.

« En tant que Premier ministre et lauréat du prix Nobel de la paix, Abiy Ahmed a la responsabilité particulière de mettre fin aux conflits et d’aider à ramener la paix » dans la région, où les hostilités ont fait des milliers de morts, a déclaré le comité norvégien, cité par l’agence de presse française AFP. .

Les Nations Unies ont averti mercredi dernier que la région du Tigré était soumise à un « verrouillage de facto » et avait besoin d’une aide humanitaire, telle que de la nourriture et des médicaments.

Depuis la mi-juillet 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a pas été autorisée à envoyer des médicaments et du matériel médical au Tigré, malgré des demandes répétées même auprès du bureau du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et du ministère des Affaires étrangères. Général, Tedros Ghebreyesus.

Le responsable de l’OMS a rappelé, lors d’une conférence de presse, que, même au plus fort des guerres en Syrie ou au Yémen, l’OMS pouvait toujours envoyer de l’aide humanitaire aux résidents de ces pays.

Présent à ses côtés lors de la conférence de presse, le chef des opérations d’urgence de l’OMS, Michael Ryan, a également fait part de sa colère.

En raison du confinement, « il y a des gens qui (…) n’ont pas accès aux interventions de base pour sauver des vies », a-t-il déclaré.

La guerre dans la région a éclaté le 4 novembre 2020, lorsque le Premier ministre, Abiy Ahmed, a envoyé des troupes fédérales dans les provinces du nord du pays, avec pour mission de retirer de force les autorités locales du Front populaire de libération de la République du Tigré (FPLT ), qui s’était opposé pendant des mois aux autorités d’Addis-Abeba.

Abiy Ahmed a déclaré la victoire trois semaines après l’invasion, lorsque les troupes fédérales ont capturé la capitale, Mekele.

Cependant, en juin 2021, les forces affiliées aux FPLT avaient repris la majeure partie de la région du Tigré et repris les attaques dans les provinces voisines d’Amhara et d’Afar.

En novembre, les troupes du Tigré et les forces rebelles alliées d’Oromia (une autre province éthiopienne) ont commencé à se retirer des zones occupées vers leurs patries. En retour, les forces d’Addis-Abeba se sont engagées à ne pas riposter contre la province rebelle.

Les troupes fédérales se trouvent à la frontière du Tigré et ont repris le contrôle de plusieurs positions précédemment détenues par les forces du FPLT à Amhara et Afar.

Le conflit en Éthiopie a fait, outre la mort de plusieurs milliers de personnes, plus de deux millions de déplacés, laissant des centaines de milliers d’Éthiopiens dans des conditions de quasi-famine, selon les Nations unies.

L’ONU estime, en revanche, qu’entre novembre et décembre entre 5 000 et 7 000 personnes ont été détenues, dont des membres de son personnel, principalement d’ethnie tigray.

Les efforts diplomatiques intensifs, y compris ceux de l’Union africaine, pour parvenir à un cessez-le-feu, n’ont jusqu’à présent abouti à aucune solution définitive.

À lire aussi : L’Éthiopie et l’Érythrée commettent des crimes contre l’humanité au Tigré

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Lazare Abraham

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