La campagne électorale pour la présidence en France entre dans une phase décisive L’Europe  DW

A trois mois du scrutin, le président Emmanuel Macron, qui dit « vouloir » se représenter, a fait face à Valérie Pécress, une ancienne candidate républicaine de droite (LR), remontée depuis décembre.

La plupart des sondages donnent à Macron un léger avantage au second tour si la présidente de la région parisienne parvient à voter contre ses rivaux d’extrême droite : la députée Marine Le Pen et l’ancien polémiste Eric Zemmour.

Ces derniers ont réussi à faire avancer leurs sujets de prédilection dans le débat électoral – immigration, incertitude, identité – mais début 2022 quelques déclarations controversées de Macron et la montée des infections ont ramené la pandémie sur le devant de la scène.

« Non vaccinés, j’ai vraiment envie de les contrarier. Et c’est ce qu’on va faire jusqu’au bout », a déclaré Macron au Parisien dans un communiqué, affirmant vendredi qu’ils le seraient « complètement ».

Pour les observateurs, avec cette polémique, le leader libéral a tenté d’unir les vaccins et de pousser à une pandémie dans la campagne. Selon un récent sondage, 47% des Français approuvent ces propos.

Macron le souligne, mais l’extrême droite pourrait rebondir

Ce sondage BVA pour RTL et Orange confirme également le tableau de ces dernières semaines, avec Macron en tête du vote au premier tour avec 25% des voix, suivi par Le Pen (17%) et Pécresse (16%) et Éric Zemmour (12% ), un peu plus loin.

Pécresse, Le Pen et Zemmour tentent de s’affirmer dans le bloc de droite pour tenter de gagner une place dans le vote, alors ils n’hésitent pas à présenter l’image de Macron comme quelqu’un d’autoritaire et ne défendant pas les intérêts de la France.

Le mandat du président libéral, élu en 2017 avec une image pro-européenne et réformiste, a marqué non seulement la pandémie mais aussi le grand mouvement de contestation sociale en 2018 et 2019, les « gilets jaunes ».

La gauche française n’est toujours pas d’accord

Quasiment inaudibles sur les questions de fond, les candidats de gauche et écologistes sont sous pression pour présenter une candidature unique et tenter de revenir au second tour, surtout quand les sondages ne montrent pas plus de 10% d’intentions électorales.

La candidate socialiste, maire de Paris Anne Hidalgo, qui se classe selon les sondages derrière ses rivaux de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, et l’écologiste Yannick Jadot, a rompu la pré-campagne en décembre en défendant des primaires de gauche. La célèbre ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira a jusqu’au 15 janvier pour annoncer si elle rejoindra l’initiative citoyenne de la Primaire populaire.

Les politiciens de la Guyane française, territoire d’Amérique du Sud entre le Brésil et le Suriname, envisagent cette décision, qui est presque acquise aux élections en raison de « l’impasse » de la gauche et dans un effort pour parvenir à une unité apparemment impossible.

jov (ef, France24)

Alaire Boivin

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