« Le report de l’embargo pétrolier russe est une manipulation du vote »

AGI – Marine Le Pen s’en prend à d’éventuelles décisions de l’UE sur l’embargo pétrolier. Commentant une information du New York Times, selon laquelle les négociations sur l’arrêt du pétrole russe commenceront après le second tour de l’élection présidentielle française, afin de ne pas pénaliser Emmanuel Macron,

Le Pen a brièvement répondu à un tweet : « Quelle manipulation contre les Français ! Quel cynisme envers le peuple ukrainien ! »

Jeudi, un journal américain a publié un article qui, s’appuyant sur des sources diplomatiques, expliquait que «Les pourparlers européens sur l’embargo pétrolier de la Russie débuteront après le second tour des élections françaises« .

Le journal précise que « pour s’assurer que l’impact de la mesure sur la hausse des prix à la pompe ne favorise pas la candidate populiste Marine Le Pen et compromette les chances de réélection de Macron ».

Le candidat du Rassemblement national a récemment lancé une attaque contre le président et rival Macron, selon les sondages, remportant 56 %. « Je n’aurai aucun droit sur les Français si je suis élue », l’a-t-elle assuré aujourd’hui en visite à Pertuis dans le Vaucluse, évoquant notamment la loi « Mariage pour tant de personnes » pour les homosexuels. « Je peux gagner cette élection », a-t-il ajouté.

En plus des préoccupations concernant les LGBT, les inquiétudes des pro-européens que Marine voulait renverser lors de sa dernière conférence de presse à l’issue du premier tour : « Nous n’avons pas l’intention de sortir de l’Union européenne », tout en revenant aussi sur le redoutable « Frexit », qui, a-t-il assuré, n’en sortira pas.

Cependant, il a répété sur la table certaines questions qui appartiennent à son plan de « nationalisation », comme révision de la contribution de l’UE et certains traités, comme le Schengen, garanti par la France politique migratoire plus maîtrisée. Bien sûr, le rêve de transformer l’UE en une « Alliance européenne des nations » demeure, et il n’est pas exclu que Le Pen aille dans cette direction une fois élu.

En attente de vote

Il reste moins de dix jours au second tour de l’élection présidentielle française, et les questions-réponses à distance entre les deux candidats s’intensifient, avec une confrontation télévisée prévue le 20 avril prochain.

Les récentes attaques du chef de l’Élysée contre la dirigeante du Rassemblement national ont porté sur la volonté de son adversaire d’interdire le voile dans les lieux publics. et d’arrêter la construction de nouveaux parcs éoliens offshore et onshore, un projet qu’il a défini comme une « dérogation » car « cela signifie abandonner complètement l’utilisation des énergies renouvelables et nous serions le seul pays à le faire ».

Le président sortant a insisté ces derniers jours sur l’environnement et l’écologie, disant vouloir « enrichir » le programme avec « des propositions d’autres candidats », pour tenter de persuader les gauchistes de Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon de le soutenir dans le scrutin de dimanche. élection dimanche avril.

Dans le même but le candidat d’extrême droite a beaucoup parlé de la réforme institutionnelle. Et en ce sens, elle s’est adressée directement aux électeurs du leader français Insoumise, soulignant leur proximité sur certains points, comme l’instauration d’un référendum sur l’initiative citoyenne, un mandat de sept ans non renouvelable du président et l’introduction d’un système proportionnel d’élections aux assemblées nationales.

Mais le débat à distance entre les candidats est vite devenu mur contre mur. Dès l’annonce des résultats du premier tour, Macron a appelé les Français à « barrer la route » à l’extrême droite, soulignant dans les révélations de ces derniers jours le « danger » du projet de son adversaire.

La position de Macron

Le chef de file de la République en marche a parlé d’un « virage autoritaire » en lien avec la décision de Le Pen de ne pas accorder au média Quotidien la couverture médiatique de certains événements de sa campagne électorale, accusant son challenger « de vouloir quitter l’Europe alors qu’il l’a fait ». ne pas. le courage de dire « et » prendre les Français pour des idiots « parce que » la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée sur les produits qui ont déjà 5,5% de TVA signifie une réduction de prix de quelques centimes ».

La réponse de Le Pen

Le candidat d’extrême droite a répondu par la même carte, appelant les citoyens « à lapider » contre le président sortant et contre « l’effondrement du pouvoir d’achat, le martèlement fiscal, la retraite à 64 ou 65 ans, l’immigration qui menace l’équilibre de notre gouvernement social ». et la caste, qui régit l’arrogance ».

Le Pen est également revenu avec insistance sur la rhétorique du « peuple contre l’oligarchie » pour définir le conflit qui l’oppose à Macron. Si ces deux-là ont attaqué sans relâche afin de récolter le plus de voix possible d’ici le 24 avril, il y aura cependant aussi ceux dans la rue qui feront campagne contre les résultats de l’élection de 2017 et la réédition du duel. bulletin de vote. Ce sont les étudiants universitaires de la Sorbonne, qui ont occupé les locaux de l’université durant la semaine pour dénoncer « l’impasse du second degré » pour avoir crié « Ni Macron, ni Le Pen ».

Alaire Boivin

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