Ministre français accusé d’avoir violé des patientes. Dans l’EP, elle portait des T-shirts avec le logo Women’s Strike – Wprost

À la suite des allégations de viol contre le ministre français des dépenses publiques Gérald Darmanin en 2018 (la procédure a été suspendue sans inculpation contre lui l’année dernière) et des allégations de plusieurs femmes contre le ministre de la Solidarité et du Handicap Damien Abad en mai, elle a été accusée d’avoir violé une autre personnalité du gouvernement Elizabeth Bornéo par Président Emmanuel Macron La République en marche. Il s’agit de Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État au Développement, à la Francophonie et aux Accords internationaux auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

En Pologne, Zacharopoulou peut être associée au soutien qu’elle a apporté à la grève des femmes en 2020 en tant que députée européenne. Lors d’un discours au Parlement européen, elle portait alors un T-shirt avec le logo de la Grève des femmes.


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Un ministre français accusé d’avoir violé des patientes

Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur des allégations de viol contre Zacharopoulou par deux femmes. Les accusations ont été reçues les 25 mai et 16 juin. Selon des médias français, l’un d’eux est lié au viol de Zacharopoulou sur une femme adulte en 2016, alors qu’elle travaillait comme gynécologue.

Le site Politico cite également l’histoire d’un troisième patient qui a accusé Zacharopoulou de « violences gynécologiques » à la télévision française. Une femme souffrant d’endométriose affirme que Zacharopoulou a ignoré les examens médicaux précédents et a procédé à des « examens internes extrêmement douloureux » sans lui demander la permission.

Selon les lois en vigueur en France, les médecins doivent demander l’accord des patients avant de pratiquer tout acte médical. La pénétration par « la force, la contrainte, la menace ou la surprise » peut être considérée comme un viol, quelle que soit l’intention de l’auteur.

Dans une déclaration de son avocat, Zacharopoulou a rejeté toutes les accusations et les a qualifiées « d’inacceptables et répugnantes ». Elle a ajouté qu’elle n’a jamais imposé de tests à ses patients sans leur consentement.

Débat en France

Les accusations portées contre Zacharopoulou ont suscité un débat en France sur les violences obstétriques et gynécologiques, ainsi que sur les négligences médicales et l’inexactitude des réglementations y afférentes.

Le président du syndicat des gynécologues-obstétriciens a admis dans un communiqué que les professionnels de santé sont « très préoccupés » par l’utilisation du mot « viol » en lien avec des examens gynécologiques « réalisés sans aucune intention sexuelle ». Certains gynécologues réclament des modifications de la loi pour faire la distinction entre viol et négligence médicale.


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Charles Lambert

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