Élections en France : Mélenchon se présente comme le nouveau chef de la gauche et Premier ministre International

Jean-Luc Mélenchon, de gauche, a demandé mardi aux Français d’utiliser les élections législatives de l’année prochaine comme un « troisième tour » pour donner la majorité à leur formation, afin qu’ils puissent être Premier ministre qui remporte la présidence au second tour. soit l’élection présidentielle d’Emmanuel Macron, soit la candidate d’extrême droite Marine Le Pen ce dimanche, qui ferait contrepoids. Dans le même temps, le chef de Franco Insumis, qui a de nouveau refusé de demander explicitement un vote pour l’actuel président, comme l’ont fait les autres partis battus au premier tour, a appelé les autres formations de gauche à s’unir autour de son programme et à créer une forte opposition à l’Assemblée nationale, ils ont déjà commencé, bien qu’avec beaucoup d’hésitation.

« Je demande aux Français de m’élire Premier ministre et je leur demande de donner la majorité aux députés rebelle et l’Union populaire », a déclaré Mélenchon à propos du nom sous lequel il s’est présenté à l’élection présidentielle du premier tour, où il s’est classé troisième avec 7,7 millions de voix, loin devant le reste de la gauche. pour Macron et Le Pen, et donc disqualifié pour le tour final ce dimanche.

Dans sa première interview depuis le premier tour sur BFM TV, Mélenchon a réitéré son appel à ne pas voter pour Le Pen, mais a de nouveau évité de demander explicitement un vote pour Macron dimanche. « Je ne veux pas que Le Pen dirige le pays et je ne veux pas que Macron reste au pouvoir, et je dois résoudre ce conflit. Et je ne peux le résoudre que d’une seule manière, et c’est en disant qu’il y a un troisième tour », a expliqué Mélenchon. Mais pouvez-vous vous imaginer Premier ministre répondant au président Le Pen ? lui a demandé l’intervieweur. « Voix pop, voix de. quoi qu’ils décident [los franceses]Je le ferai », a répondu le dirigeant, rappelant que la constitution stipule que bien que le président « négocie et signe les traités » et soit le chef de l’armée, c’est le Premier ministre qui « conduit et dirige la politique de la nation ».

Or, pour cela, Mélenchon aurait besoin d’une majorité parlementaire à l’Assemblée nationale (577 sièges), ce qui est loin aujourd’hui. Alors qu’elle était déjà la force de gauche la plus marquante en 2017, elle ne comptait que 17 députés aux élections législatives qu’elle a refusé de négocier avec d’autres formations, même si ses résultats à la présidence étaient moins bons.

Malgré diverses tentatives, les partis de gauche ne sont pas parvenus à s’entendre sur une candidature unique à l’élection présidentielle et se sont présentés au premier tour plus divisés que jamais et avec de durs remords. Une situation qui rend désormais difficile l’accès aux postes. L’énorme distance qui sépare les mélenchonistes avec leurs 21,9 % des voix des autres forces de gauche – Anne Hidalg atteint à peine 1,7 % des suffrages pour le Parti socialiste, les Verts de Yannick Jadot sont placés à 4,6 % et Fabien Roussel les communistes à 2,28 % – les désavantagent sur le plan des négociations, ce qui ne les a pas empêchés de s’insurger face à l’exigence de Mélenchon d’accepter son leadership et son programme, avec lesquels écologistes et socialistes entretiennent de fortes contradictions, notamment sur les questions de politique étrangère.

La France Insoumise a envoyé jeudi des lettres aux écologistes et aux communistes (mais pas aux socialistes), proposant d’ouvrir des discussions sur la formation d’une coalition pour les élections législatives des 12 et 19 juin. Bien sûr, selon ses termes : un « agenda commun partagé » doit être construit « à partir de celui qui a remporté le plus de voix à l’élection présidentielle », c’est-à-dire le mélenchoniste. Les forces de gauche se présenteraient comme « l’Union populaire » et les circonscriptions seraient divisées au prorata des résultats du premier tour des élections législatives. Et les Verts comme les communistes doivent arrêter les attaques contre rebelleles éditeurs ont ajouté une lettre, qui omettait d’ailleurs explicitement les socialistes, qui se réunissaient mardi en congrès national pour analyser la situation après le premier tour électoral désastreux.

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« Ce serait un manque de respect de leur écrire parce qu’ils ont clairement fait savoir qu’ils ne veulent pas être avec nous », a déclaré Alexeï Corbière, porte-parole des socialistes, malgré le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, libération que sa main est « tendue » vers la France Insumisa. « Il est temps de surmonter le ressentiment qui existe », a-t-il déclaré.

Mais les doutes ne sont pas qu’entre socialistes et mélenchonistes. Les écologistes comme carte blanche n’ont pas non plus reçu d’invitation à la réunion.

France Insumisa peut faire en sorte qu’un groupe parlementaire « résiste à l’opposition de gauche, mais sans véritables moyens d’action », ou sans le pouvoir de changer les choses, « ou il peut vraiment essayer d’avoir du poids et devenir le moteur d’une coalition majoritaire capable de former un majorité à l’assemblée. Le département ne pourra pas le faire », a réagi à l’invitation insoumise du secrétaire général des écologistes Julien Bayou.

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Alaire Boivin

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