En France, un procès pour le meurtre de. Hamela. La famille ne veut pas se venger

En France, le procès pour le meurtre de 86 ans est en cours. Jacques Hamel, décédé il y a près de six ans aux mains des islamistes lors de la célébration de l’Eucharistie dans son église paroissiale.

Ses assassins ont été détruits par la sécurité sur place. Trois hommes accusés d’avoir commis un crime et d’y avoir participé comparaîtront devant le tribunal. « Je ne veux pas de vengeance, mais je veux la justice », lance la sœur du martyr, dont le procès en béatification est en cours.

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Les services français étaient-ils au courant d’un possible attentat ?

Roseline Hamel (81 ans) croit au pardon et à la justice. Elle admet que le procès du meurtre de son frère sera une expérience très difficile pour toute la famille, car il déclenchera des blessures fraîchement cicatrisées. « Mais je ne peux pas abandonner, je dois témoigner. Je veux que la grave négligence de la justice et des services de renseignement soit mise au jour, alors que de plus en plus de preuves démontrent que ce crime était évitable », déclare Roseline Hamel. Elle déclare, entre autres, que les services de renseignement français disposaient déjà d’informations antérieures sur une éventuelle attaque contre l’église de son frère. Après l’attaque, les documents ont été falsifiés et la date de réception des informations à ce sujet a été modifiée. « L’Etat n’a pas fait son travail et doit absolument résonner dans la démarche », pointe Roseline Hamel, rappelant que son frère a été tué 12 jours seulement après l’attentat de Nice.

« Beaucoup d’erreurs ont été commises »

Il souligne également que lorsque la mère de l’un des auteurs a demandé de l’aide à la police alors que son fils commençait à se radicaliser, il a été emprisonné avec un groupe d’islamistes radicaux, où le processus s’est intensifié. « Nous avons fait beaucoup d’erreurs et j’espère qu’elles sortiront. Afin de vivre dans un pays sûr à l’avenir, les coupables doivent être tenus responsables », déclare la femme.

Roseline Hamel s’inquiète également du fait qu’elle et d’autres témoins n’ont pas été protégés pendant le procès. « C’est un processus avec des prêtres assassins, le christianisme est en jeu. Quand nous sortirons de la salle d’audience, nous serons seuls, les terroristes nous retrouveront sans aucun problème. Cette anxiété grandit et je m’inquiète aussi pour ma famille », confie Roseline Hamel. Il admet avoir reçu de nombreuses déclarations de soutien du monde entier avant le procès. « Le martyre de mon frère l’a rendu célèbre dans le monde entier. Son simple témoignage de vie sacerdotale ordinaire a pris une dimension universelle », souligne-t-il. Elle ajoute que son fils aîné a déclaré que l’oncle Jacques « est devenu un héritage pour les croyants et les incroyants ».

La famille du prêtre ne veut pas se venger

Roseline Hamel admet qu’aucun membre de sa famille, des proches de son frère et des témoins du meurtre ne veut se venger. « Nous voulons que la justice fasse son travail. Dieu est un maître pour juger les gens. Et je ne parle pas du Dieu pour qui ces jeunes ont tué mon frère, mais du Dieu d’amour et de miséricorde en qui il avait confiance », raconte la sœur du prêtre assassiné. Peu de temps après l’attaque, Adel Kermiche et Abdel-Malik Petitjean étaient considérés comme des loups solitaires. Au fil du temps, il s’est avéré qu’ils avaient suivi les instructions précises de leur client syrien, le citoyen français Rachid Kassim. C’est lui qui leur a ordonné d’attaquer l’église. Les documents d’enquête contiennent même un enregistrement de sa conversation avec l’un des terroristes. « Tu prends un couteau, tu vas à l’église, tu fais un massacre, tu coupes deux ou trois têtes, et c’est tout », a déclaré Kassima au futur terroriste.

Le père Jacques Hamel a été assassiné le 26 juillet 2016 à Saint-Étienne-du-Rouvray. Deux tortionnaires l’ont poignardé 18 fois. Le dernier, mortel, avait la gorge tranchée. Lors du procès de béatification, il a été constaté que les agresseurs étaient guidés non seulement par des considérations religieuses, par le cri du cri islamique de « Allah Akbar » au moment du crime, mais aussi par leur haine de la foi chrétienne et de l’Église. . Ils ont consciemment choisi un prêtre pour leur sacrifice.

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Régine Martel

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